Sweet cilantro

20 avril 2009

Spice it up! ou velouté de carottes épicé à la coriandre

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Aujourd'hui, P court le marathon de Boston. Et je suis fière de lui. Non, moi je ne cours pas. Toujours une bonne excuse pour ne pas mettre le bout de ma basket dehors. Mais lui pas. Il s'entraîne, tout l'hiver, chaque jour un peu plus dur, chaque jour un peu plus loin, pour vaincre ses limites. Et pas que les siennes d'ailleurs, puisqu'il court pour la recherche contre le cancer, pour ceux qui tentent de repousser les limites de la vie. J'aimerais parfois arriver ne serait-ce qu'à dépasser les obstacles que je mets moi-même sur mon chemin. Mais P n'est satisfait que lorsqu'il a tout donné, pour lui et pour les autres, avec un enthousiasme inébranlable. C'est simplement beau.

Ils sont des milliers à courir ainsi aujourd'hui, à tout oublier, le temps, la douleur, les raisons mêmes de cette course, pour aller jusqu'au bout d'eux-mêmes. Au rythme des pas foulés sur le goudron, d'une respiration arrachée à chaque instant à un corps au bout de ses réserves. Tous ont cette volonté folle ou cette folie volontaire que je voulais partager avec vous. Ils seront les héros d'un jour. Et ils me font croire que nous pouvons tous l'être, avec ou sans baskets!

Aucun rapport avec la choucroute, voici un velouté de carotte pour prendre des forces et pour éloigner les derniers frimas de l'hiver (ben oui, j'écris toujours de Boston, même si en Europe c'est le printemps depuis longtemps). Pour des héros de tous les jours!

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Velouté de carottes épicé à la coriandre
Pour 4 personnes en entrée ou 2 personnes en plat principal

- 5 grandes carottes

- 1 échalote

- 1 à 2 c. à c. de pâte de curry rouge (selon le goût)

- 1 cube de bouillon de volaille

- 500 ml d’eau

- 1 bouquet de coriandre

- Huile d’olive

- Crème légère

Rincer les carottes, les peler et les couper en 4 dans la longueur, puis en bâtonnets de 3 cm de long. Peler et émincer l’échalote. Mettre à chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une casserole. Faire revenir l’échalote pendant deux minutes, jusqu’à ce qu’elle devienne translucide. Ajouter les carottes ainsi que la pâte de curry et faire revenir quelques instants. Couvrir d’eau et ajouter le cube de bouillon. Laisser cuire à petits bouillons pendant 15 min. environ, jusqu’à ce que les carottes soient tendres lorsque l’on plante une fourchette dedans.

Rincer le bouquet de coriandre, le sécher et réserver les feuilles. Mettre les carottes dans un blender avec un peu de bouillon et la coriandre, tout en en gardant quelques feuilles pour la décoration. Mixer jusqu’à obtenir une purée épaisse. Ajouter le bouillon jusqu’à obtention de la consistance désirée. Eventuellement rajouter un peu d’eau si le velouté reste trop épais. Ajouter enfin un peu de crème, selon le goût. Remettre dans la casserole et réchauffer brièvement avant de servir décoré de quelques feuilles de coriandre.

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07 mars 2009

Shabu-shabu

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Titre intriguant, n'est-ce pas? Je vous fais part aujourd'hui d'une découverte culinaire. Le shabu-shabu est une sorte de fondue japonaise servie dans les restaurants des Chinatowns des Etats-Unis. Convivial par essence, puisqu'il nous réunit autour d'une marmite de bouillon préparé à base d'algue kombu, éventuellement agrémenté d'épices thaïlandaises (tom-yum) ou coréennes. Chacun y trempe très brièvement de la viande (en principe du boeuf) avec des baguettes puis l'assaisonne d'une sauce à base de sésame ou de sauce soja, à laquelle on ajoute à volonté des piments, de l'ail et des oignons verts. Le plat est accompagné de riz blanc, de nouilles udon ou de vermicelles, ainsi que de nombreux légumes et de tofu, également cuits dans le bouillon. Le repas se termine par la dégustation du bouillon, alors aromatisé par la cuisson des différents mets.

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Ce plat aurait à l'origine été créé par Gengis Khan, empereur mongol, pour le repas de ses troupes, qui se rassemblaient autour du pot de bouillon et y préparaient leur nourriture. Le nom shabu-shabu fait référence au bruit de la viande plongée dans le bouillon et retournée au bout de quelques secondes. Je ne suis généralement pas une grande adepte des fondues chinoises en tout genre, mais le shabu-shabu a vraiment un goût à part, grâce aux sauces et au fait que l'on ne laisse cuire la viande que quelques instants dans le bouillon, ce qui la garde tendre et savoureuse. Nous l'avons dégusté au Shabu-Zen à Boston. Dès l'entrée, l'on est assailli de délicieuses effluves. Idéal pour une soirée en groupe, tout le monde étant rassemblé autour de grandes tables ou du bar où bouillonnent invariablement de grandes marmites autour desquelles s'alignent des ribambelles de plat. Une expérience que je vous conseille vivement!

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Shabu-Zen
16 Tyler Street
Boston, MA 02111
Tel : 1.617.292.8828

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22 février 2009

Blueberry pancakes pour des matins d'hiver

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L'hiver est long, que ce soit en Europe ou aux Etats-Unis. La neige ne cesse de tomber et les températures restent polaires. Je sais pas vous, mais moi dans ces cas-là, j'ai besoin de réconfort. L'essence de la vie (et oui on ne rigole pas!) en ce moment consiste à boire un thé chaud au coin du feu. Bon, niveau feu de cheminée, aux Etats-Unis, c'est un peu compliqué. On a le choix entre des fausses bûches lêchées par les flammes d'un réchaud à gaz ou un écran émettant des images de feu de cheminée. Entre le très faux et le un peu moins faux, pour le cocooning, vous repasserez. Pas de crépitement, pas de délicate odeur de bois brûlé, la seule solution est de se rabattre sur la comfort food.

L'autre moment privilégié des froids week-ends hivernaux (et estivaux aussi d'ailleurs, pas de raison!) est le petit-déjeuner. Déjà, de un, on a le droit de manger ce qu'on veut puisqu'il reste toute la journée pour le dépenser (non, on ne me contredit pas, CE QU'ON VEUT j'ai dit). De deux, on se lève tard, on paresse, on prend son temps, quel luxe! Donc, puisqu'on m'enlève la joie du feu de cheminée, je me lâche sur le petit dej. Et la semaine passée, c'était blueberry pancakes, imbibés de sirop d'érable en provenance directe de Montréal. La recette vient du blog Smitten Kitchen, elle même tirée d'une recette de Mark Bittman pour le New York Times. Un délice...

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Pour 2 personnes

- 1 tasse de farine (environ 125 g)
- 1 c. à c. de poudre à lever
- 1/4 de c. à c. de sel
- 1 oeuf
- 180 à 240 ml de lait
- beurre pour la cuisson
- 1 poignée de myrtilles fraîches ou surgelées

Dans un bol, mélanger les ingrédients secs. Battre un oeuf dans 180 ml de lait et ajouter le mélange au ingrédients secs. Mélanger brièvement pour ne pas trop travailler la pâte, même s'il reste des grumeaux. Ajouter un peu de lait si la pâte est trop épaisse (elle doit être plus épaisse qu'une pâte à crêpes mais doit tout de même être rester un peu liquide). Ajouter les myrtilles et mélanger brièvement.

Faire chauffer un peu de beurre dans une poêle sur feu moyen-vif. Quand le beurre est fondu, déposer une petite louche de pâte dans la poêle, en formant des pancakes d'un peu moins de 10 cm de diamètre. On peut généralement en mettre trois par poêle. Ajuster la température pour que les pancakes cuisent sans brûler. Laisser cuire 2 à 4 minutes. Quand des bulles se forment à la surface de la pâte et que le dessous a légèrement bruni, retourner les pancakes et les laisser cuire une minute de l'autre côté. Servir immédiatement ou réserver pendant 15 minutes maximum dans un four chauffé à 100°C.

N.B. La recette originale suggère l'ajout d'1 c. à s. de sucre das les ingrédients secs ainsi que de 2 c. à s. de beurre fondu dans le mélange oeufs-lait, mais ce n'est à mon avis pas nécessaire. Surtout si l'on rajoute du sirop d'érable ensuite!

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11 décembre 2008

Tarte ricotta épinards en attendant Noël

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J'adore Noël. Sérieusement. On m'appelle d'ailleurs le "Christmas freak" (tous droits réservés). Début décembre, l'excitation commence à monter, et je mes yeux s'illuminent au fur et à mesure que prennent place un peu partout les guirlandes et autres décorations scintillantes. Ce que j'aime, c'est cet esprit festif qui, malgré tout, atteint (presque) tout le monde. Alors oui, certains en font des tonnes, le kitsch rivalise avec le kitschissime, mais on peut tous quand même y attraper une petite part de bonheur, non?

Bon d'accord, j'arrête le sentimentalisme. Et je dois dire qu'autant je me réjouis de la fête, autant je n'ai pas l'intention de l'anticiper pendant tout le mois de décembre. Je ne sais pas vous, mais moi je ne peux pas manger que du chocolat et du foie gras jusqu'au D-day. Ce n'est plus frôler l'overdose mais plonger dedans. En ce moment, j'ai plutôt envie de comfort food, de petits plats tous simples. Parce que le soir, après avoir travaillé toute la journée et couru les boutiques pour trouver LE cadeau, c'est tout ce qu'il me faut. Comme cette tarte ricotta épinards: simplicité et goût, que demander de plus?

Je me suis inspirée de la tarte "filo" à la ricotta fêta et épinards de Pascale. Mais comme je n'avais pas de feuilles de filo, j'ai utilisé comme base la pâte à tarte à l'huile d'olive d'Estelle. J'ai été conquise, elle est parfaite pour une tarte salée, juste parfumée et suffisamment légère pour bien mettre en valeur la garniture.

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Pour une tarte de 22 cm de diamètre

Pâte à l'huile d'olive

- 225 g de farine
- 6 cl d'huile d'olive
- 6 cl d'eau froide
- 1 c. à c. de sel
- 1 c. à c. de levure chimique

Préchauffer le four à 180°C.

"Mélanger la farine, le sel et la levure chimique dans un grand bol. Creuser un puits et y ajouter l'huile d'olive. Mélanger rapidement à l'aide d'une cuillère en bois jusqu'à obtention d'une consistance rappelant la pâte à crumble. Ajouter 3-4 cuillères à soupe d'eau froide et mélanger avec les mains. Rajouter un peu d'eau s'il reste de la farine au fond du bol." Inversement, si la pâte est trop collante, ajuster avec un peu de farine. La pâte obtenue doit être souple. Presser la pâte dans un moule à tarte (avec les doigts: pas besoin de rouleau à pâtisserie, c'est Noël!)

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Garniture

- 200g de ricotta
- 50 g de parmesan
- 100 g de pousses d'épinards
- 1 oeuf
- 1 gousse d'ail
- 1/4 c. à c. de muscade râpée
- 1 poignée de pignons de pin
- Sel, poivre du moulin

Dans un bol, mélanger la ricotta et le parmesan. Battre légèrement l'oeuf et presser la gousse d'ail. Les ajouter au mélange. Ajouter la noix de muscade et assaisonner, sans trop forcer sur le sel puisque le parmesan sale déjà passablement. Rincer les pousses d'épinards, les sécher et les ajouter à l'appareil. Répartir la garniture sur le fond de tarte et parsemer de pignons. Enfourner pour 25 minutes environ, jusqu'à ce que la tarte soit légèrement dorée. 

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08 décembre 2008

Saint-Nicolas: Speculaas et chocolat chaud

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Samedi nous fêtions la Saint-Nicolas. J'ai des origines hollandaises et la fête de Sinterklaas est un must absolu dans mon pays. Et pas de Saint-Nicolas sans speculaas (et non speculoos, attention même si le biscuit est le même, je tiens à la terminaison hollandaise)! Or il est extrêmement difficile d'en trouver aux Etats-Unis (ou du moins à ma connaissance...). J'ai donc décidé de mettre la main à la pâte. Les speculaas sont traditionnellement faits dans des moules en bois gravés imprimant des images sur les biscuits. Vous vous doutez que je n'avais pas ça sous la main donc je me suis contentée de découper la pâte en rectangles.

Une autre possibilité est de faire des pepernoten, des sortes de billes de speculaas que Sinterklaas et ses aides, Zwarte Piet, jettent aux enfants sur leur passage (rassurez-vous, cela se fait généralement dans une pièce et non en pleine rue, le but n'étant pas d'intoxiquer les enfants qui ramasseraient des pepernoten par terre...). Quelque soit votre choix, cette recette donne des speculaas bien parfumés, un peu moins friables que ceux du commerce, parfaits avec un chocolat chaud hollandais. Je me suis largement inspirée de la recette de Marieke de Trifles.nl.

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Speculaas

- 250 g de farine
- 2 c. à c. (ou même un peu plus) de cannelle
- 1/2 c. à c. de clous de girofle en poudre
- 1/4 de c. à c. de muscade en poudre
- 1/4 de c. à c. de gingembre en poudre
- 1 pincée de sel
- 1 c. à c. de poudre à lever
- 1/2 c. à c. de bicarbonate de soude

- 120 g de vergeoise brune

- 100 g de beurre
- 2 c. à s. de lait

Mélanger la farine, le sel, les épices, la poudre à lever et le bicarbonate de soude dans un grand bol. Ajouter la vergeoise et mélanger. Ajouter le beurre découpé en dés et l'incorporer du bout des doigts au avec deux couteaux jusqu'à obtenir une consistance sableuse. Ajouter le lait. Travailler la pâte avec les mains pour obtenir une boule. Il se peut que le mélange soit un peu trop sec, auquel cas il faut rajouter du lait cuillerée par cuillerée jusqu'à ce que la pâte soit assez souple pour pouvoir former une boule. Filmer la pâte et la laisser reposer quelques heures au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 180°C. Étaler la pâte sur une épaisseur de 5 mm environ. La découper en rectangles ou utiliser d'autres formes à biscuits. Disposer les speculaas sur une plaque de cuisson recouverte de papier sulfurisé en laissant un peu d'espace entre eux. Enfourner la plaque à mi-hauteur pour 20 minutes. Mettre aussitôt les speculaas sur une grille et laisser refroidir avant de déguster.

Chocolat chaud

Pour 2 bols

- 4 c. à c. de poudre de cacao amer
- 4 c. à c. de sucre
- 5 dl de lait demi-écrémé

Faire chauffer le lait dans une casserole à feu moyen. Répartir le cacao et le sucre dans les bols et mélanger. Ajouter quelques gouttes de lait, suffisamment pour obtenir en mélangeant un pâte de cacao. Lorsque le lait est chaud, l'ajouter à la pâte ainsi obtenue.

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Bon et comme la Saint-Nicolas se trouve être le jour mon anniversaire, je vais vous faire saliver avec une photo de mon gâteau en provenance directe du terrible Cheesecake Factory.

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Le mien était classique, onctueux, légèrement mousseux, avec une fine couche biscuitée. Je le préfère aux versions proposées qui sont parfois extrêmement gore, il faut le dire, comme le cheesecake aux Peanut butter cups et fudge. Imaginez, du Philadelphia cream cheese, du beurre de cacahuète et du chocolat, de quoi faire exploser le compteur!

Et puis un dernier petit mot pour vous faire partager ma joie pour un heureux évènement qui s'est produit cette semaine. Je fais un bisou à un petit garçon du même nom (ou presque) que celui que nous fêtions samedi et qui est devenu cette semaine le grand d'une fratrie de trois, ainsi qu'à sa maman que j'adore (et au reste de l'équipe aussi bien sûr!).

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29 novembre 2008

Tarte aux pommes hollandaise

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Depuis quelques jours, et pour la première fois, je vis au rythme de la célébration de Thanksgiving. Toutes les familles américaines se réunissent pour remercier des bienfaits de l'année écoulée. A l'origine, les pélerins avaient créé Thanksgiving en célébrant les récoltes abondantes qui leur permettraient de survivre pendant le rude hiver de la Nouvelle Angleterre. Ils remerciaient alors les amérindiens qui leur avaient appris comment cultiver les terres du Nouveau Monde.

Evidemment, pour le repas de Thanksgiving, la dinde est au centre de l'attention. Rôtie, farcie d'un mélange de pain et d'herbes, servie avec du "gravy" (une sauce faite à base des sucs de la viande), de la "cranberry sauce", des purées de pommes de terre, patates douces et courges, et j'en passe... Et comme on est aux Etats-Unis, il existe évidemment des variantes trash, comme la dinde "deep-fried", plongée dans un bain d'huile chaude comme de simples frites! Cette spécialité provient apparemment des Etats du Sud et entraîne de nombreuses visites aux urgences chaque année (ben oui, imaginez la taille du bain d'huile...)

Pour ma part, je me suis concentrée sur la partie douceurs du repas. Les desserts sont eux aussi plutôt traditionnels, essentiellement constitués de "pies", aux pommes, aux patates douces ou à la courge. Ayant déjà préparé la pumpkin pie il y a quelques temps, j'ai eu envie d'une tarte aux pommes. Pour changer un peu, je me suis tournée vers mes origines hollandaises pour cette tarte que j'ai toujours adorée et qui est un must absolu à chacune de mes visites aux Pays-Bas. 

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Pour une tarte de 20-22 cm de diamètre

Pâte sablée

- 300 g de farine
- 170 g de beurre à température ambiante
- 150 g de sucre
- 1 jaune d'oeuf
- 3 c. à s. de lait
- Le zeste d'1 citron
- 1 pincée de sel

Garniture

- 4 belles pommes (environ 600g)
de préférence des boskoop ou canada
- 50 g de cassonade (le sucre blanc convient aussi très bien)
- 1 c. à c. de cannelle

Finition

- 1 blanc d'oeuf

Prépare la pâte à tarte. Mettre la farine, le sucre, le sel et le zeste de citron dans un grand bol. Ajouter le beurre coupé en dés. Incorporer le beurre avec les mains pour obtenir une consistance sablée. Ajouter le jaune d'oeuf et l'incorporer à la pâte. Ajouter ensuite le lait cuillère par cuillère jusqu'à parvenir à former un boule de pâte. La pâte est extrêmement friable, c'est une des particularités de cette tarte. Il est donc normal de ne pas obtenir une pâte aussi souple que pour une tarte traditionnelle.

Préchauffer le four à 200 °C. Mettre 1/3 de la pâte au réfrigérateur. Beurrer le moule (il est plus facile de démouler la tarte en utilisant un moule à charnières). Foncer le moule avec les 2/3 de pâte. Une possibilité est d'étaler la pâte au préalable, mais elle a tendance à se casser, surtout au moment d'être appliquée dans le moule. Je préfère simplement appliquer des morceaux de pâte au fond du moule et le long des parois, puis égaliser la surface au moyen d'un verre. Piquer ensuite la pâte à la fourchette.

Eplucher les pommes et les couper en quartiers. Découper ensuite chaque quartier en 4 et réserver les morceaux de pommes dans un grand bol. Ajouter le sucre et la cannelle et bien mélanger.

Déposer les pommes sur la pâte à tarte. Sortir le restant de pâte du réfrigérateur. L'étaler sur un plan fariné et découper une dizaine de lamelles d'1 cm de largeur et de la longueur du diamètre du moule environ. Les déposer sur la préparation aux pommes en formant des croisillons, puis les badigeonner de blanc d'oeuf avant d'enfourner pour 30 min.

Servir tiède avec éventuellement un peu de crème fouettée.

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18 novembre 2008

Nouilles soba au pak choi et aux épinards

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J'ai découvert les nouilles soba sur le magnifique blog de Loukoum°°°. Depuis, je ne peux plus m'en passer.

Parce que ces pâtes japonaises à la farine de sarrasin s'accommodent de tout et de rien. Littéralement.

Parce que la plupart du temps, en semaine, ou les dimanches soirs de flemme, je n'ai aucune envie de passer des heures en cuisine (et non, je n'ai pas honte de le dire sur un blog de cuisine!).

Parce que ce qui est bon n'est pas forcément compliqué, et vice versa.

Parce qu'en plus cette fois-ci les sobas étaient au thé vert, et que c'est la classe!

Parce que j'aime bien les mélanges pas catholiques, et qu'en trouvant un petit pak choi, chou chinois adorable, je me dis que je pourrais lui faire rencontrer des nouilles japonaises.

Et voilà le résultat de ce mariage mixte!

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Pour 2 personnes

- 200g de nouilles soba
- 1 petit pak choi
- 2 grosses poignées d’épinard
- 2 c. à s. de sauce soja
- 1 c. à s. de vinaigre de riz
- 1 pouce de gingembre frais

Peler et râper le gingembre. Laver le pak choï. Éliminer la base et le couper en tronçons. Faire revenir la partie blanche et le gingembre râpé dans un peu d’huile. Cuire les sobas, les égoutter et arroser d’eau froide pour arrêter la cuisson. Ajouter dans la poêle les feuilles du pak choï ainsi que la moitié de pousses d’épinard, 1 c. à s. de sauce soja. Faire revenir 1 min. pour les faire juste fondre. Ajouter au dernier moment les nouilles, le restant de sauce soja, le vinaigre de riz et le reste de pousses d’épinard. Servir immédiatement.

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16 novembre 2008

Pâtes aubergines-ricotta

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A Genève, les restaurants italiens sont légion. Et, pour ne rien gâcher, ils sont en général très bons. Grâce à la proximité avec l'Italie, nous avons la chance d'avoir de nombreux chefs italiens, ce qui n'est pas donné partout. On trouve de tout, de la petite pizzeria de quartier, à la trattoria dont la carte est plus élaborée, jusqu'au restaurant gastronomique; du trendy et du classique, voire même du ringard. Notre trattoria préférée d'étudiants relevait plutôt du dernier qualificatif: photos de voitures de course ou de filles (ou des deux) aux murs, service moyennement avenant,... Mais niveau pasta, mmh! Le grand classique était les penne à la sicilienne, avec aubergines à l'huile, sauce tomate, de l'ail, de l'ail et de l'ail, gratinées à la mozzarella. Terrible.

Je n'ai jamais eu le courage de reproduire cette recette avec la quantité de matière grasse requise. C'est tellement meilleur quand on ne sait pas (ou qu'on fait semblant de ne pas savoir)! Ceci dit, à Boston, ces bons petits plats italiens me manquent... J'ai donc créé ma version des pâtes aux aubergines, avec un peu de ricotta pour le fondant...

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Pour 2 personnes

- 200 g de conchiglie (ou autre pâtes courtes qui absorbent bien la sauce)
- 1 aubergine
- 1 boîte (450 g) de tomates concassées
- 4 c. à s. de coulis de tomate
- 1 gousse d'ail
- 1 c. à c. d'origan
- 1 c. à c. de sucre (facultatif)
- 100 g de ricotta
- Huile d'olive
- Sel, poivre du moulin
- Parmesan

Laver l'aubergine, la couper en dés. Mettre dans une passoire, saler, et laisser dégorger une demi-heure.

Mettre une casserole d'eau salée à bouillir.

Faire chauffer 2 c. à s. d'huile d'olive dans une poêle. Rincer les aubergines et les faire revenir pendant 5 min. Réduire légèrement le feu. Ajouter l'ail pressé et remuer brièvement. Ajouter les tomates, le coulis et l'origan. Laisser mijoter 10 min. (ou plus longtemps, c'est encore meilleur).

Une fois que l'eau bout, ajouter les pâtes.

Goûter la sauce et assaisonner. Si elle est légèrement trop acide, ajouter le sucre.

Egoutter les pâtes. Les servir immédiatement couvertes de la sauce, avec une belle c. à s. de ricotta (on peu déjà l'ajouter en fin de cuisson de la sauce, mais c'est moins joli). Parsemer de parmesan à volonté.

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12 novembre 2008

Une envie de légèreté: marinade de folie pour tofu/poulet et petits légumes

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Le tofu, à la base, je ne suis pas une grande adepte. En réalité je n’en avais encore jamais préparé. J’en avais mangé quelques fois au restaurant, ajouté à des plats à tendance asiatique, et je le trouvais plutôt insipide… Mais là, il s’imposait. Je vous explique.

L’autre jour à midi, j’ai dévoré un burger. Et quand je dis "dévoré", je ne plaisante pas ! Nous sommes allés chez Bartley’s, le temple du hamburger US, le meilleur de Boston selon de nombreux quotidiens. Rien à voir avec un certain mac quelque chose; la star ici, c’est la viande. Le steak haché est juteux, cuit juste comme on veut, un régal. Le menu s’inspire des politiciens du moment, qui ont chacun un sandwich à leur nom. Vous pouvez donc commander un Obama ou un Clinton (elle ou lui), voire même un Ted Kennedy comme je l’ai fait, avec du cheddar, des champignons et des frites of course. Une expérience américaine à part entière !

Du coup, j’avais quelque peu besoin de légèreté le soir. Sachant que j'y trouverais quelque chose qui me comblerait, j’ai été voir chez Clea. Elle propose plein de recettes de tofu qui donnent vraiment envie même si on n'en est pas fan. Je me suis inspirée de ceci, de cela et de ceci encore. Et le résultat était, je dois l’avouer, bon. Ne vous méprenez pas, je reste persuadée que tout le goût du tofu est en fait celui de la marinade, mais cela donne un repas savoureux et sain. Par contre, pas photogénique du tout. Du coup, j'ai mis la photo de la version au poulet, qui ravira les réfractaires (bon d'accord je vous mets celle du tofu, mais en toute petite alors).

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Pour 2 personnes

- 250 g de tofu ferme (ou de poitrine de poulet)
- 3 c. à s. de sauce soja
- 1 c. à s. de vinaigre de riz
- 1 c. à c. de sucre de canne
- 1 gousse d’ail
- 1 demi-pouce de gingembre frais
- 2 carottes
- 1 courgette
- 1 poignée de haricots verts
- 1 c. à s. d’huile végétale
- Quelques cacahuètes non salées

Commencer par péparer la marinade. Peler et hacher l’ail. Peler le gingembre et le râper. Mélanger avec la sauce soja, le vinaigre de riz, et le sucre. Couper le tofu (ou le poulet) en cubes de 2cm, le mettre dans un bol et l’arroser de la marinade. Laisser reposer au frigo pendant 2 heures (ou moins mais la recette n’en sera que meilleure si le tofu/la viande a le temps de s’imprégner des saveurs).

Couper les carottes et la courgette en bâtonnets et éliminer les extrémités des haricots.

Juste avant de passer à table, mettre une poêle à chauffer et faire griller les cacahuètes à sec jusqu’à qu’elles soient légèrement brunies. Ajouter un trait de sauce soja, le laisser rapidement évaporer et réserver. Faire chauffer l’huile dans la poêle, ajouter les légumes, le tofu/le poulet et la marinade, et faire revenir à feu vif pendant une dizaine de minutes, en remuant constamment.

Servir avec les cacahuètes et un peu de riz basmati.

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08 novembre 2008

Pumpkin pie & co

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Ouf, semaine remplie d'émotions! Je ne veux pas entrer dans des considérations politiques sur ce blog, mais je dois dire que de vivre ces élections en direct, aux États-Unis, était vraiment une expérience incroyable. Le symbole est d'autant plus beau que le pays et le peuple portent encore les cicatrices des plaies ouvertes par l'histoire, pas si ancienne. Autant vous dire que l'excitation était à son comble ces derniers jours!

Du coup, j'ai décidé de vivre vraiment à l'heure américaine et de vous proposer des recettes typiques d'ici. Rien de tel, entre Halloween et ThanksgivingThanksgiving, que de déguster une bonne pumpkin pie, avec l'odeur des épices flottant dans l'appartement. J'ai utilisé la recette de Framboiz dans son "Petit guide d'initiation à la cuisine US, pour voir ce que l'Amérique a dans le ventre". J'ai reçu ce livre de mes amis en quittant Genève pour les États-Unis, et il est idéal pour reproduire les classiques que l'on trouve ici dans tous les restaurants (ou delis, fastfoods, etc.). Je n'ai adapté que la quantité des épices par rapport à la recette originale (j'aime la pumpkin pie bien parfumée, je trouve que c'est ce qui lui donne de la saveur). J'essaierais bien aussi avec une pâte à tarte faite de speculoos ou de biscuits au gingembre...

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Pumpkin pie

Pour une tarte

- 1 pâte brisée
- 3 oeufs
- 50 cl de purée de citrouille*
- 12,5 cl de crème liquide
- 75 g de cassonade
- 2 c. à c. de cannelle moulue
- 1 c. à c. de gingembre moulu
- 1/2 c. à c. de clou de girofle moulu
- 1/4 c. à c. de noix de muscade râpée
- 1 pincée de sel

"Abaisser la pâte, en chemiser un moule à tarte et la laisser au réfrigérateur pendant 30 min. au moins. Préchauffer le four à 175°C. Préparer la garniture en mélangeant la citrouille, les oeufs, la crème, la vergeoise, le sel et les épices. Verser l'appareil dans le fond de tarte et cuire au four pendant 45 min**. Laisser refroidir dans le moule et servir à température ambiante avec 1 cuillerée de crème fouettée."

* Pour la purée de citrouille, j'ai coupé un petit potiron en quatre, l'ai pelé et ai enlevé les graines (à garder pour la suite) et les filaments. J'ai ensuite coupé la chair en dés et les ai cuits à l'étouffée avec une pincée de sel, puis écrasés à la fourchette. On peut également cuire la chair à la vapeur, ou même faire rôtir les quartiers de potiron au four.

** Les bords doivent être bien pris et le centre encore un peu tremblotant.

Les graines de courge que vous avez précieusement gardées seront parfaites pour servir en apéritif, rôties au four. La recette est très simple, je l'ai trouvée chez Elise. J'ai de nouveau ajouté quelques épices, du Garam Masala cette fois-ci (un mélange de cannelle, coriandre, cumin, cardamome et poivre).

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Graines de courge torréfiées

- 1 courge
- Sel
- Huile d'olive
- Garam Masala

Préchauffer le four à 200°C.

Une fois la courge coupée comme décrit plus haut, enlever les graines et les rincer. Mettre 500 ml d'eau à chauffer, additionnée d'1 c. à c. de sel, pour environ 120 ml (1/2 tasse) de graines de courge. Ajouter les graines. Une fois que l'eau bout, compter 10 min. et égoutter les graines.

Graisser une plaque allant au four avec 1 c. à s. d'huile d'olive. Étaler les graines sur une seule couche, saupoudrer de Garam Masala. Faire rôtir en haut du four pendant 10 à 20 min. pour qu'elles soient bien dorées. Sortir du four et laisser refroidir.

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